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Mamou/Un Oustaz jugé pour viol sur son élève de 12 ans : «C’est Satan qui m’a poussé à l’accepter»

C’est une affaire qui avait défrayé la chronique et indigné plus d’un citoyen à Mamou. Oustaz Ibrahima Diogo Diallo, accusé de viol sur son élève de 12 ans, et petite sœur de l’une de ses femmes, a comparu pour la première fois le 06 juin 2018, au tribunal de première instance (TPI) de Mamou.

Les faits se sont produits en Avril dernier à Soïndè, une sous-préfecture de Porédaka. Cet instituteur et enseignant en langue arabe, avait été arrêté et transféré à Mamou, avant d’être mis sous mandant de dépôt le 09 avril 2018, et déféré à la maison centrale. Dès l’entame des débats, Oustaz Diogo a reconnu les faits à lui reprochés, avant de narrer les circonstances et les motifs de son arrestation.

«La fille sortait de la douche, elle m’a trouvé en train d’arroger mon jardin. Je lui ai demandé si elle a révisé ses leçons, elle a dit « Non ». C’est dans ça qu’elle est venue se coller à moi. Entre-temps, sa maman est sortie, elle nous a vus et s’est mise à crier. C’est en suite qu’elle (la maman de la fille Ndlr) a distillé la nouvelle dans tout le village. Après cela, je suis venu à Mamou pour expliquer à Monsieur le DPE ce qui est arrivé. Ensuite, je me suis caché pendant quelques jours. C’est quand que j’ai eu des informations depuis ma cachète que la DPE me cherche que je suis revenu. C’est de là qu’on m’a arrêté», explique Oustaz Ibrahima Diogo Diallo.

«Mais dire que la maman de la fille m’a trouvé couché sur sa fille, dire qu’elle saignait  ou que j’avais entretenu des relations sexuelles avec une autre élève, ce n’est pas vrai. C’est elle (la victime Ndlr) qui est venue se coller à moi. Mais c’est une erreur qui peux arriver à n’importe qui, quelque soit son âge», précise t-il.

Sur une question du président du tribunal Sidiki Kourouma, de savoir pourquoi a-t-il accepté que la fille s’adosse sur lui, l’accusé répond : «C’est Satan qui m’a poussé à l’accepter».

Pourquoi Satan ne t’a pas poussé à tomber sur ta propre fille au même titre que la victime ? demande le ministère public. «Satan ne pousse pas quelqu’un à faire une telle chose à sa propre fille», rétorque l’accusé.

Sur une autre question du parquet de savoir alors si Oui ou Non il a entretenu des relations sexuelles avec la fille, Oustaz Diogo divague mais finit par l’admettre. « Si c’est ce qui est écrit sur les dossiers alors Oui. Mais ce sont mes doigts que j’ai introduits …».

L’affaire est renvoyée au 20 Juin prochain pour  la comparution de la mère de la victime, qui est à la fois parti civile et témoin.

Il est à préciser que l’accusé Oustaz Ibrahima Diogo Diallo, est marié à 3 femmes et père de 4 enfants, dont une fille âgée de 9 ans.

Alpha Mamoudou Barry, correspondant de Mosaqueguinee.com à  Mamou.

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