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Réaménagement du calendrier des examens, budget, prime des correcteurs…entretien avec Casimir Diawara, Secrétaire Général du MENA

Le changement du calendrier des examens nationaux par le nouveau ministre en charge de l’Education Nationales et de l’Alphabétisation suscite des grincements de dents. Au même moment, beaucoup d’interrogations autour des dispositions prises pour réussir ces examens qui constituent un premier test pour le nouveau ministre.

Notre rédaction a eu un entretien avec le Secrétaire Général du ministère  de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Casimir Diawara, sur toutes ces questions et bien d’autres liées entre autres à la correction et au budget prévu pour ces examens.

Lisez!

Mosaiqueguinee.Com ; qu’est-ce qui est à l’origine du changement du calendrier des examens nationaux ?

 Casimir Diawara : Nous avons des impératifs. Il faudrait pouvoir respecter désormais le calendrier de l’année scolaire. L’ouverture prochaine est programmée pour le 15 septembre et la fermeture, avec la fin la des examens, le 30 juin 2019. Mais avant cette ouverture, nous avons aussi d’autres impératifs qui s’imposent, à savoir : les évaluations et le renforcement des capacités des enseignants, à travers des programmes de formation qu’il faut faire pendant les vacances. Après cela, il faudrait que ces enseignants bénéficient d’un temps suffisamment large de repos, d’au moins un mois et préparer l’ouverture pour que nous soyons à l’école le 15 septembre prochain. Cela permettra de dispenser autant de semaines de cours comme le font les Sénégalais, les Ivoiriens, afin que nos enfants puissent bénéficier d’autant de jours de cours et procéder à une acquisition au niveau scientifique comme leurs camarades de ces autres pays.

Sauf que ce nouveau calendrier ne prévoit pas  des jours de repos pour les candidats…

Oui ! C’est le sacrifice que nous demandons aux élèves, aux parents d’élèves, aux enseignants, aux administrateurs scolaires pour que nous restions dans le temps, pour que nous ne versions pas dans le mois de juillet qui est un mois très pluvieux.

Nombre de nos écoles connaissent des défectuosités, des vétustés au niveau de la toiture. Alors, nous n’aimerions pas que pendant la grande saison des pluies, nos candidats se retrouvent dans des salles de classe qui coulent ou que le vent emporte certaines toitures et qu’on se retrouve avec un certain nombre de candidats qu’on doit chercher à reloger de manière pas adéquate. C’est pour cela que nous avons dit que tout sera contenu dans le mois de juin.

Cette année, combien coûteront ces examens en termes d’argent ?

Je n’ai pas la feuille du budget sous la main. L’argent est déjà disponible. Mais je ne saurais dire le montant à la presse parce que je ne l’ai pas lu sur un document.

Quelles sont les dispositions pratiques prises pour la bonne tenue de ces examens?

Cette année, le ministre entrant a instruit la définition du profil des gens qui doivent appartenir aux différentes commissions et au jury. Un jury qui va veiller aux différents examens a été mis en place.

Les différentes commissions sont constituées et le travail a été fait sous l’autorité de M. le ministre, en choisissant les personnes les plus expérimentées, les plus intègres, les plus engagées, celles qui ont du temps. Et cette fois-ci, on a écarté certaines personnes pour les renvoyer à d’autres niveaux où elles sont plus efficaces parce qu’on peut ne pas être efficace au niveau moyen et être très efficace au sommet, vice-versa.

Alors, c’est dans ce cadre que les membres des commissions ont été choisis. Certains ont été avalisés par le ministre qui a donné autorité à ses adjoints tels que le secrétaire général et les autres commissions, d’avaliser les commissions qui vont être proposées pour la correction et autres choses.

 Par rapport à la correction, elle prendra combien de temps?

Elle commence dès la fin des épreuves d’un examen, c’est le schéma le plus acceptable… Nous n’allons pas aller de manière excédentaire dessus et nous n’allons pas chercher à anticiper pour diminuer  parce que les corrections constituent des activités très sérieuses, très pointues, des activités auxquelles il faut faire beaucoup attention. D’abord, il faut voir le profil de celui qui sera le correcteur. Ensuite définir les attitudes que les correcteurs doivent pouvoir appliquer pendant la correction. Enfin, limiter le nombre de copies pour que le travail soit correct. Alors toutes les dispositions seront prises cette année pour que mieux que l’année dernière, les corrections se passent dans les meilleures conditions.

Le chef de l’État avait promis d’augmenter la prime des enseignants, est-ce que cela se reflète sur le budget?

Ça été fait depuis l’année dernière et M. le président de la République n’a pas retiré ses paroles. Il veille à ce que les choses se passent dans les meilleures conditions de travail. Je pense que cette augmentation est prise en compte dans le budget.

 Dans le choix des sujets, tiendrez-vous compte du fait que les grèves à répétition ont eu un impact chez les enseignants et chez les élèves ? 

L’éducation a fait un programme de rattrapage dans toutes les écoles et tous les programmes ont été dispensés. Les sujets ont été choisis en fonction de tout ce qui a été dispensé et cela a été fait dans le  même système que l’année dernière. Mais, ni moi le secrétaire général ni M. le ministre ne pourrions vous dire, quel sujet est choisi. Il n y a que deux personnes qui s’occupent de cela. Ce sont ces deux personnes qui sont au courant de ce qui est choisi et seules ces deux personnes peuvent être interrogées au cas où il y aurait une fuite. Mais je ne saurais les nommer.

Interview réalisée par Alhassane Fofana

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