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Keira interdit les motos, l’alibi désenchante ! (Chronique)

Ainsi donc, Keira a interdit, bientôt, la circulation des «motos-taxis » dans la commune qui abrite les affaires et l’administration centrale. Kaloum ! Aussitôt annoncée, aussitôt les internautes et autres commentateurs ont rebouté la décision telle une sentence. Je parle là, du tribunal de l’opinion publique ! Il n’est pas une innovation, pas tout à fait, en tout cas. Il y a quelques mois, ces motos avaient été aussi interdites de circulation à Kaloum.

Malheureusement, cela n’a pas prospéré si bien que le nouveau ministre, lui aussi, a d’ailleurs, ce weekend, reconsidéré sa position. Il prétexte que cela s’inscrit dans le cadre de la politique de fluidification de la circulation à Conakry. Certes, nous sommes tous unanimes quant à la cause de mortalité que constituent ces « motos-taxis ».

C’est le summum de l’imprudence qui tutoie la mort tous les jours que Dieu fait sur nos routes. D’ailleurs, les routes, sont des premières causes de mortalité loin devant le sida et le paludisme. Pour autant, malgré l’incrédulité des jeunes qui pilotent ces engins, ils semblent être l’alternative dans la mobilité des travailleurs et des citoyens qui sont par milliers à rallier, aux heures de pointe, la presqu’ile. Si une enquête était portée sur le nombre de « Conakryka » empruntant les « mots-taxi » par jour, le taux d’utilisation sera, certainement fort élevé. Les causes sont au fait, liées à l’absence totale de moyens de transport public sans compter la vétusté et l’exigüité de nos routes. Moins d’opérateurs économiques locaux ne s’y intéressent, pourtant très lucratif est le transport urbain. Encore moins d’investisseurs étrangers. Or, le secteur, reste, ailleurs, très investi par les initiatives privées.

Même si ces engins font assez de victimes sur nos routes, indélicats sont-ils, cependant, la meilleure solution à l’action néfaste des « taxi-motos, serait, en amont, de régler et réglementer le secteur. Exiger aux prochains conducteurs de passer le permis, exiger le port de casque ou encore la détention obligatoire de permis de conduite pour moto.

Que dire de l’impérieuse nécessité du choix pour le gouvernement d’investir prioritairement dans la construction de routes secondaires, des transversales. Logiquement, cela devrait sensiblement améliorer la circulation, ainsi éviter les interminables embouteillages. La construction et la rénovation du réseau routier est d’une si grande rentabilité, que cela permettrait d’accroitre le rendement de l’administration quand on sait la quasi-totalité des agents de l’Etat n’arrivant que tardivement au travail. Nonobstant cette question, le choix de la délocalisation de certains ministères importants et des banques en banlieue, s’impose comme la panacée à l’embouteillage et la lenteur dans la fourniture de services publics.

Kabinet Fofana

Politologue   

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