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Kénien : Une famille d’une vingtaine de membres, déguerpie de leur maison

A 5 heures du matin, des gendarmes et jeunes violents ont pris d’assaut une concession pour la démolir de force, sous l’ordre d’un huissier de justice qui observait cette scène qui a abouti à une violence entre la famille qui y habitait et les assaillants.

Plusieurs blessés ont été enregistrés dans les rangs de la famille du feu Facinet Touré, et d’importants dégâts matériels, telles les portes et toitures défoncées, et les maisons vidées de leur contenu.

« On dormait à 5 heures du matin, mon grand frère est venu nous réveiller pour me dire de faire attention, il y a des gendarmes et militaires autour de la concession. J’étais très surpris, suis sortie de la maison en culotte. Ainsi les militaires et des vagabonds ont jeté des pierres dans nos maisons, ils nous ont lancés du gaz lacrymogène, les enfants et les parents étaient tous exposés. Ils ont arrêté trois de mes enfants. Personne n’a pu sortir un bagage. Les jeunes vagabonds ont démoli nos maisons », visiblement terrifié, nous explique Mohamed Sayon Sylla, membre de la famille qui a trouvé refuge chez les voisins.

Et d’expliquer la genèse de ce conflit domanial en ces termes : « L’affaire date depuis 15 ans, je suis le fils du concessionnaire feu Facinet Camara. L’affaire a commencé entre le fils de son petit frère et nous les fils du concessionnaire. Ce fils du petit frère de mon père, a été adopté par mon père dans notre concession. Quand mon père est décédé, le fils adoptif a réclamé sa part dans notre concession, il a demandé à vendre la concession. Alors qu’il n’est pas un fils de notre père.   Aujourd’hui il veut détourner la concession pour vendre » s’est –il désolé.

 A ajouter qu’un jugement était rendu par la justice qui avait décidé du partage du terrain entre les fils du feu Facinet Camara et le fils adoptif, le jeune Camara.

Présent sur les lieux, l’huissier de justice, Sékou Keita, affirme avoir reçu ordre d’exécution conforment à la loi, toutefois, il se prive de tout commentaire sur les détails et nos tentatives pour avoir le chef de quartier, sont restées vaines.

Pour l’heure, les tensions restent vives et la famille sommée de quitter les maisons se demande à quel saint se vouer.

 

Saidou Barry

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