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Assainissement des quartiers : le cri de cœur de certains agents des PME sur le terrain

Exclusion, non payement de prime journalière, manque criard d’équipements adéquats pour l’assainissement des quartiers et le curage des caniveaux, sont entre autres les cris de cœur exprimés par un groupe de jeunes, constitués en PME et intervenant dans le cadre de cette campagne initiée par le gouvernement.

Interrogé lors d’une activité d’assainissement, ce lundi 02 juillet 2018, Camara Khalidou, membre d’une PME, nous décrit son calvaire.

« D’abord, il y a eu des gens qui ont été retenus sur notre liste, qui n’ont pas été retrouvés en cette date du 2 juillet. 100 personnes devaient être désignées pour les travaux d’assainissement, les gens du gouvernorat, ont retiré 30 personnes sur notre liste, ils ont recommandé d’autres jeunes qui ne sont pas des quartiers où l’assainissement doit avoir lieu. Alors que ce sont les jeunes habitants des quartiers qui doivent se constituer en PME pour faire les travaux de curage des caniveaux aux abords des routes », a-t-il confié lors du curage de caniveaux dans un quartier de la commune Matam.

 Continuant ses explications sur un ton émouvant, il en rajoute d’autres difficultés rencontrées sur le terrain : « Pour les équipements, on a eu que quatre (4) brouettes pour le curage, 7 pèles, un seul râteau, 6 paires de gants en plastique, une fourchette, quatre (4) ballets, nous n’avons reçu aucune botte (chaussure épaisse au long col pour couvrir les pieds), nous marchons dans ces caniveaux avec nos chaussures ordinaires avec tous les risques de maladies. Trois (3) de nos amis, se sont blessés dans ces caniveaux de Carrière. On a aussi reçu qu’une seule petite boite de désinfectant pour tout le groupe. », fait -il savoir.

A jouter que chaque agent d’assainissement devait avoir (50.000 GNF), cinquante mille francs guinéens par jour pour le curage des caniveaux.

Toutefois, certains agents n’ont pas encore reçu leur prime journalière, a-t-on constaté après quelques vérifications.

Par ailleurs, certains jeunes menacent d’arrêter le travail ce mardi, si, disent-il, leurs conditions de travail ne sont pas améliorées.

 A souligner que nos tentatives pour avoir des explications de la mairie de Matam, sont restées vaines.

Nous y reviendrons !

Saidou Barry

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