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Hausse du prix du carburant : le CNOCSG menace de lancer une désobéissance civile si …

Réunie, ce mardi après-midi, en session extraordinaire sous la présidence de son premier responsable à son siège de Dixinn, le CNOSC, a déploré l’augmentation du prix du litre du carburant, décidée par le nouveau gouvernement guinéen.

Selon Dansa Kourouma, c’est avec surprise et un sentiment de déception que la société civile guinéenne, a appris cette nouvelle dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2018, sans aucune consultation préalable et en plein saison des pluies, où, dit-elle, la population peine à joindre les deux bouts.

« Cette décision qui tombe brutalement, prouve à suffisance que les leçons des crises passées, n’ont jamais été tirées pour améliorer les mécanismes de concertation dans les prises de décision et fait montre de mauvaise foi et l’insouciance de l’État à éponger les frustrations et peines du peuple de guinée et de changer ces mauvaises pratiques de négociation avec ses partenaires sociaux », a déploré le président du CNOSC.

C’est pourquoi, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne, par la voie de son président, lance un appel, dit-il, pressant au gouvernement de sursoir immédiatement à cette décision, qu’il (CNOCS) qualifie d’« unilatérale et impopulaire » et de favoriser désormais une démarche participative et inclusive sur toutes les questions relatives à la vie de la nation, et de réduire le train de vie ostentatoire de l’État.

Au cours de cette rencontre, Dansa Kourouma, a invité les organisations de la société civile guinéenne à la mobilisation, dit-il, à travers une synergie d’action pour la défense des droits citoyens.

« La société civile guinéenne salut et encourage toute initiative légale contraignant le gouvernement à revoir sa décision dans l’intérêt général des citoyens. Elle interpelle l’opinion nationale et internationale face à cette mauvaise décision d’augmentation du prix du carburant à la pompe et informe le gouvernement du lancement d’une désobéissance civile sur toute l’étendue du territoire national si aucune mesure urgente n’est envisagée pour annuler cette décision, dans un bref délai », lance-t-il.

Dansa Kourouma, a par ailleurs demandé au Président de la République d’user de ses prérogatives pour faire revenir le gouvernement sur sa décision.

Alhassane Djigué

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