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Confirmation par décret d’un jurisconsulte désigné par l’INIDH à la cour constitutionnelle : le major de ses promotions de droit, Dr Ansoumane Sacko (Opinion)

Un juriste consulte guinéen signe son entrée à la Cour constitutionnelle. Il s’agit bien entendu de Dr Ansoumane SACKO ou « le major » pour avoir été major de sa promotion en droit pendant tout le temps, tant en Guinée qu’à l’étranger. L’homme est discret et peu bavard avec une connaissance réelle et très profonde en droit public notamment en droit constitutionnel, droit administratif et droit international.Comme pour dire que les têtes bien faites ne font pas de bruit.

Il a l’habitude de dire qu’un juriste n’est pas un perroquet qui passe tout son temps à pavaner dans l’imprécision et la confusion. Bref que le travail du juriste est trop précieux pour être un perroquet. Tous les étudiants passés dans ses mains à l’université de Sonfonia et dans d’autres universités privées ou étrangères témoignent unanimement de la rigueur scientifique de l’homme et son engagement pour un enseignement authentique et de qualité.

Ses collègues juristes et étudiants reconnaissent en l’homme son talent hors pair dans l’interprétation des textes juridiques et de la jurisprudence constitutionnelle et administrative. L’homme a une aura incommensurable et bénéficie d’un respect religieux en milieux universitaires. Il jouit en sa faveur d’une moralité irréprochable dans son parcours académique et professionnel. Il était jusque-là le représentant de l’Assemblée nationale au sein de l’INIDH, Directeur de la Réglementation et des Affaires Juridiques de l’ARMP et expert- consultant indépendant en matière de gestion et montages des projets publics de développement qu’il cumulait avec ses enseignements de droit public. Son passage dans ces structures fut marqué d’une pierre blanche. Il a toujours mis son honneur et sa fierté dans le travail bien fait.

Ansoumane SACKO est un docteur en droit public, sorti de l’école doctorale des sciences juridiques, politiques économiques et de gestion de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar avec la mention TRES HONORABLE, félicitation du jury et autorisation de publier. Sa thèse est intitulée « le contrôle de l’administration, une contribution à la bonne gouvernance en Guinée ».

Auparavant, il a obtenu un DEA en droit et politique, une formation conjointe des universités de Liège, de Maastricht, d’Abomey Calavi et de Lomé avec la mention EXCELLENT,  et sort major de sa promotion. Une promotion de 30 étudiants sélectionnés à travers l’Afrique francophone.

Il a une Maîtrise en droit public de l’université UGANC où il est sorti également major de promotion avec la mention BIEN.

Cet ancien chef de département de droit public à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Sonfonia Conakry a le grade de maître assistant des universités avec une expérience de plus de 15 ans d’enseignement de droit public notamment : droit constitutionnel, droit administratif, droit international public, droit de l’homme en droit guinéen.

Comme activités scientifiques, il est membre de plusieurs réseaux scientifiques : Président du Conseil Scientifique de l’Association Guinéenne de Droit Constitutionnel (AGDC), Membre du jury international du concours panafricain des droits de l’homme, Membre du réseau des juristes africains de l’environnement, Membre de réseau Africain des juristes constitutionnalistes.

Il est auteur de plusieurs articles scientifiques :

  •  « Le Médiateur de la République, une dynamique du renouveau du contrôle de l’administration en Guinée»
  • « Le pouvoir hiérarchique en Guinée et son évolution jurisprudentielle en France»,
  • « Le contrôle des finances publiques en Guinée, théorie et réalité»

Deux projets d’articles sont en attente en vue de sa candidature au concours d’agrégation au CAMES :

  • La CPI à l’épreuve de la contestation des Etats africains
  • Méthodes et techniques du juge constitutionnel guinéen.

Bref l’homme sera naturellement chez lui à la cour constitutionnelle, non pas pour apprendre mais pour pratiquer et apporter son savoir-faire, faire avancer la jurisprudence constitutionnelle guinéenne. Car, selon ses propres propos, « la fonction de juge constitutionnelle est autant admirable par la grandeur qu’elle présente, qu’elle est effrayante par les vertus qu’elle exige et la responsabilité qu’elle impose ».

Cette confiance que ses collègues commissaires aux droits de l’homme ont placé en lui, confirmée par décret du président de la République, n’est pas fortuite. Au-delà de ses qualités intellectuelles intrinsèques, il a mis au service de l’INIDH tout son dévouement et sa compétence. Notons qu’il est l’auteur de  la version française des extraits de la constitution, relatifs aux droits de l’homme qui a servi de tremplin pour la traduction dans les différentes langues nationales. Ce document que Dr SACKO avait présenté au palais du peuple a servi de guide pour tous les commissaires aux droits de l’homme.

Bref on arrive à la conclusion que la cour constitutionnelle est bien servie pour atteindre ses finalités escomptées par le biais de ce génie en droit. Pour preuve, un de ses anciens étudiants n’a pas manqué de dire que c’est la Guinée en général et particulièrement la Cour constitutionnelle qui a gagné et que l’homme mérite enfin cette consécration pour avoir passé sa vie à étudier dans la patience et pour avoir été intègre et rigoureux au service de l’Etat. Les qualités que mêmes ses pires ennemis lui reconnaissent.

Bon vent à notre conseiller à la cour constitutionnelle.

Mohamed Sow

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