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Marche du lundi/ les forces sociales persistent : « Nous tiendrons la marche et nous n’avons pas d’autorisation à demander »

C’est du moins ce qu’a annoncé ce matin M. Boubacar Barry, un des responsables de la coordination des forces sociales.

C’était à l’occasion d’une rencontre technique de la commission coordination des forces sociales de Guinée, ce dimanche, au siège de la PECUD.

Une rencontre qui consistait à aborder les derniers réglages liés à l’organisation de la marche prévue demain lundi sur l’autoroute route Le Prince.

Malgré l’interdiction émise par le gouverneur de Conakry, cette commission de coordination du mouvement social, ne compte pas baisser les bras.

« Nous estimons que la manifestation est un acquis démocratique et constitutionnel. Donc, nul ne saurait confisquer cet acquis. Nous tiendrons la marche et nous n’avons pas d’autorisation à demander, c’est plutôt une information qu’on donne aux autorités pour définir l’itinéraire, afin que l’Etat puisse nous accompagner à travers ses services de sécurité », insiste monsieur Boubacar Barry.

Interrogé par notre rédaction sur les risques d’empêchement de cette marche, ce membre de la commission coordination répond : « Si ça arrivait, c’est que l’Etat a voulu que ça arrive. Si l’Etat pense qu’à chaque marche, il faut des blessés, il faut des morts ou des destructions d’édifices privés, ça n’engage que lui. Nous, nous tenons demain une marche pacifique, la loi fondamentale nous reconnait, donc c’est tout ».

A noter que pour la tenue de cette marche, aucune concertation n’est envisagée entre les organisateurs et les forces de l’ordre : « Nous ne négocions pas l’encadrement d’une marche, nous mettons plutôt à disposition. Nous n’avons pas à négocier avec des forces de l’ordre, on a à obtenir quoi en négociant avec les forces de l‘ordre ? s’est-il interrogé, avant de répondre lui-même « s’il fallait négocier, c’est avec l’autorité, pas avec une force de l’ordre qui est auxiliaire ».

Abordant le même sujet, il lance un appel ces termes : « que les citoyens se mobilisent davantage, pour soutenir cette marche qui est vraiment citoyenne. Le problème de carburant est transversal, ça concerne tous les guinéens…la citoyenneté est un dénominateur commun à tous les guinéens. Nous avons encore la confiance des citoyens guinéens », croit-il savoir.

En attendant, faut-il s’interroger si les forces sociales pourront battre le pavé, alors que la marche est interdite par les autorités guinéennes.

Nous y reviendrons !

Saidou Barry

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