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Forces sociales/Marche du lundi : « si jamais, il y a répression… », prévient Algassimou Diallo

En marge de l’ouverture d’un procès qu’elles ont intenté contre le Gouverneur de la ville de Conakry, le secrétaire général adjoint des Forces Sociales de Guinée, a évoqué leur nouvelle marche de protestation contre la hausse du prix du carburant, prévue pour le lundi 23 juillet 2018.

C’était à la suite de la réaction de leur avocat, ce vendredi 20 juillet 2018, au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum, où elles (les Forces Sociales), étaient présentes pour s’enquérir du déroulé de l’affaire qui les oppose au gouverneur de la ville de Conakry, qui n’a pas daigné autoriser leur marche du lundi passé.

En attendant une issue à ce bras de fer judiciaire, le juge ayant différé sa décision pour le 25 juillet prochain, et à quelques jours d’une nouvelle marche annoncée pour ce lundi 23 juillet, Algassimou Diallo, ne veut pas d’amalgame.

« …Nous avons encore envoyé un autre courrier, conformément à ce que la loi dit et ce courrier, nous n’avons pas encore reçu de réponse. On a déjà saisi la communauté internationale et toutes les organisations de droits humains, que si jamais, il y a répression, ça sera sous la responsabilité de l’Etat », pointe Algassimou Diallo, qui par ailleurs, a rappelé le cas des douloureux événements du 28 septembre 2009, qui ont laissé de mauvais souvenirs.

« Vous vous souvenez qu’en 2009, des organisations de la société civile, des syndicats avec des partis politiques, sous le nom ‘’Les forces vives de Guinée’’, avaient décidé d’organiser une marche pacifique pour montrer à la junte qui était au pouvoir à l’époque que la population de Guinée était contre une éventuelle prolongation de la transition, la marche n’avait pas été autorisée, nous savons que c’est un carnage qui a suivi. Donc, c’est le moment de mettre en garde l’Etat et de saisir la communauté nationale et internationale par rapport à notre démarche pacifique », précisera-t-il.

C’est pourquoi, menace cet acteur de la société civile guinéenne, cette fois-ci : « nous allons marcher, parce que la marche est un droit et la constitution est claire là-dessus en son article 10 ».

Et de poursuivre : « Nous avions dans un premier temps accepté de ne pas marcher pour monter à l’Etat que nous sommes légalistes, cette fois-ci, nous avons introduit un courrier, ça fait déjà 72 heures que nous n’avons pas reçu de réponse alors que si jamais l’interdiction devrait intervenir, ça serait dans les 48 heures qui ont suivi », a conclu Algassimou Diallo.

 

Alhassane Djigué

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