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Retrait d’Ahmed de Paris des forces sociales : « J’ai compris réellement qu’on était dans le faux »

Le front contre la hausse du prix du carburant à la pompe, avait mobilisé au départ plusieurs acteurs de la société civile.

Mais ces derniers temps, plusieurs d’entre eux, se sont rétractés.

Tel est le cas d’Ahmed de Paris, qui pourtant, avait activement pris part à la première marche des forces sociales.

Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction de Mosaiqueguinee.com, l’opérateur culturel, a donné les raisons qui l’ont poussé à prendre une distance des autres membres des forces sociales de Guinée.

« J’avais cru au départ que le prix est vraiment injuste. Quand ça a été justifié, j’ai compris. Quand on a rencontré le premier ministre, on nous a fait comprendre que la Guinée perdait à peu près 150 milliards par mois. L’augmentation ne concerne pas que la Guinée. On a constaté des réajustements partout. Et depuis que l’ambassadeur des États-Unis, s’est prononcé sur le cas, j’ai compris réellement qu’on était dans le faux. Moi, en tout cas aujourd’hui, voilà ma position. Je ne suis plus partant pour les 8000 GNF, parce qu’il y a eu beaucoup de choses qui m’ont montré que réellement mon combat devrait être pour la Guinée et non contre la Guinée. Nous n’allons pas qu’à même brûler notre pays pour une histoire de carburant. Voilà pourquoi je me suis mis en retrait par rapport à tout ce qui se passe aujourd’hui », a-t-il expliqué.

Ahmed de Paris, qui dit être taxé de vendu, d’infiltré par ses amis, est allé plus loin dans l’entretien pour évoquer d’autres raisons.

« Quand j’ai voulu faire comprendre à mes amis qu’il fallait procéder à une réflexion sur le cas, j’ai vu qu’il y avait des idées assez radicales, que je n’ai pas aimé du tout. Quand on fait un combat, il faut ouvrir la route au dialogue. Et quand c’est pas cela, ça veut dire qu’on a d’autres intentions. Beaucoup parlaient dernièrement de départ du président, de départ du gouvernement. Et j’ai été clair pour dire que notre combat, c’est la baisse du prix du carburant et non autre chose. Mais certains continuaient toujours à me taxer de vendu, d’infiltré et tout. Donc, je me suis dit, ça servait à quoi que je me batte avec eux », a-t-il ajouté.

Ahmed de Paris a enfin estimé qu’il est encore trop tôt de porter des préjugés contre ce nouveau gouvernement.

Abdourahamane Diallo

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