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Prêts Afreximbank : sale temps en perspective pour GUICOPRES et le complexe polygraphique Patrice Lumumba

C’est notre confrère ‘’Confidentiel Afrique’’, dans une édition datant de seulement quelques jours, qui révèle l’affaire.

Une affaire pour le moins embarrassante à la fois pour la panafricaine Afreximbank, les sociétés débitrices, voire l’Etat guinéen dont l’implication pourrait être sollicitée, à propos.

En effet, selon notre confrère, deux sociétés guinéennes, en l’occurrence, GUICOPRES, et le Complexe polygraphique Patrice Lumumba, seraient dans le viseur des dirigeants de cette banque, Afreximbank.

Confidentiel Afrique révèle que cette banque panafricaine dédiée au financement des activités à l’import-export, basée au Caire (Egypte), est entrée dans une bataille féroce avec deux promoteurs privés guinéens, cités plus haut, autour de prêts contractés par les deux sociétés auprès de ses guichets.

Le montant cumulé des deux prêts, est de 78 millions de dollars américains, soit 66 millions d’euros. Ils sont libellés ainsi que suit : complexe polygraphique Patrice lumuba : 15 millions EURO ; GUICOPRES : 60 millions USD.

Comme on le voit, selon les informations en possession de notre confrère, Afreximbank, au moment de ces prêts accordés à ces promoteurs privés guinéens, avait mobilisé deux lignes de crédits distinctes dans une filiale guinéenne d’une holding bancaire off-shore, au bénéfice des 2 entités, en 2 monnaies distinctes : Euro pour le complexe polygraphique Patrice Lumumba et USD pour GUICOPRES SA.

Faute de remboursement des prêts contractés, les deux sociétés guinéennes, pourraient voir leurs actifs (plusieurs biens) saisis.

Si pour le cas de GUICOPRES, société de BTP appartenant à l’homme d’affaires KPC, de toute vraisemblance, cela ne devrait pas rencontrer de difficultés majeures, à en croire l’enquête de notre confrère ‘’Confidentiel Afrique’’, cela ne s’appréhenderait pas sous de meilleurs auspices pour ce qui est des actifs du Complexe polygraphique Patrice Lumumba, appartenant à une dame du nom de Juliette Camara et ses trois enfants (Mohamed, Ibrahima Sory et Thomas).

En cause, un parfum de spoliation de l’Etat guinéen dans le bail de cette imprimerie historique, une bataille d’héritiers autour de la propriété du complexe et de tous les autres biens (NIK, terrains et autres).

Ajouter à cela, un conflit d’intérêt avec la présence au sein du conseil d’administration du complexe d’un ancien haut cadre de l’Etat, en l’occurrence, Monsieur Karamokoba Camara, ancien Directeur du trésor, anciennement secrétaire général du ministère de l’économie et des finances et ex ministre de l’économie et des finances.

Ce dernier, serait-il à l’origine du montage du prêt ? A propos du bail de l’imprimerie, serait-il celui qui aurait aidé à délester l’Etat au profit du complexe ?

Le patrimoine bâti-public, ferraillerait déjà dur pour rendre à l’Etat guinéen, ce patrimoine historique. Même si cela ne s’annonce guère aisé.

Nous y reviendrons avec d’autres détails !

Focus mosaiqueguinee

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