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Affaire port de Conakry/personnel : le concessionnaire procède librement au recrutement (convention)

Et si les travailleurs du port autonome de Conakry, appuyés en cela par leurs centrales syndicales, avaient raison de pousser des cris d’Orfraie? La question n’est peut-être pas dénudée de sens.

Oui, en prenant le temps de feuilleter la convention de concession portuaire que la Guinée vient de signer avec Albayrack, une société de droit turc, on se rend bien à l’évidence que malgré les assurances données par le gouvernement, rien ne garantit au personnel du port autonome de Conakry, qu’il pourra garder son travail, lorsque cette convention entrera en vigueur.

C’est du moins ce que révèle le pan de la convention consacré au recrutement du personnel. En effet, il est clairement et expressément indiqué ici, comme vous le constaterez par vous-mêmes, que le concessionnaire, s’engage à exploiter les activités concédées exclusivement avec son propre personnel. Aussi, le concessionnaire procédera librement au recrutement et à la gestion du personnel comme toute entreprise privée, quoique conformément à une quelconque législation en vigueur, en la matière.

Plus loin, pour ce qui est des travailleurs étrangers, la convention prévoit que le concédant, c’est-à-dire l’Etat guinéen, fournira l’assistance nécessaire pour l’obtention du permis de travail et de résidence pour eux.

Ci-dessous, copie de ce pan de la convention. A vous de vous en faire votre propre religion!

Commentaires

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1 Commentaire

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  1. CONDÉ ABOU

    19 août 2018 at 14 h 13 min

    Salut Cher Monsieur Makveli Sh et felicitation pour votre pertinente analyse. Je souscris entièrement à l’idée que nos compatriotes devraient aller vers un changement de culture économique, sinon nous resterons les derniers de la classe en Afrique.

    Si nous perdons les investissements Chinois et Turcs, pour des considérations aberrantes et des sentiments de nationalisme superflu, nous risquons d’attendre des décennies avant de redécoller et de créer de la richesse en Guinée.

    La Turquie vient de signer des accords économiques et commerciaux avec 45 pays Africains dont l’un des tout derniers en date est la construction d’une usine textile de plus de 340 millions d’Euros au Burkina Faso pour transformer le coton du Burkina Faso et conquérir le marché international du vêtement.

    Sans compter, l’achèvement spectaculaire en 8 mois du nouvel aéroport international Blaise Diagne de Dakar après l’échec d’une entreprise Saoudienne qui avait mis 9 années sans pouvoir terminer le projet.

    Dans 2 semaines s’ouvrira Pékin, le 3ème grand Sommet Chine-Afrique sur la coopération et l’avenir des investissements Chinois sur le continent.

    Comment la Guinée peut-elle choisir de rester à la traine et inquiéter les rares investisseurs Turcs et Chinois capables aujourd’hui, d’apporter leurs capitaux et surtout leur technologie et leur savoir-faire ? Ce serait une catastrophe si nous perdons les opportunités d’investissement Chinois et Turcs.

    Peu importe le nom des propriétaires des entreprises Turques et Chinoises qui arrivent en Guinée, l’important est que l’Etat Guinéen travaille avec des Etats et non des groupes mafieux qui peuvent disparaitre dans la nature à tout moment.

    Tout le monde, à commencer par les organisations Syndicales et la Société Civile, devraient soutenir les projets en cours avec les Turcs et les Chinois.
    ‘’Le rail ou la rail, pourvu que le train passe’’ dit-on, et que les guinéens aient du travail et le pouvoir d’achat.

    Le Gouvernement est sur une excellente voie et il faudrait l’applaudir dans la lancée actuelle conformément aux objectifs déclinés par le Plan National de Développement économique et social 2016-2020, validés à Paris.

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