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L’éboulement de la décharge de Dar-es-salam, un an déjà : un anniversaire sur fond de bras de fer (Reportage)

Le 22 août 2017, un éboulement faisait près d’une dizaine de morts à la décharge de Dar-Es-salam, commune de Ratoma. Un an après, le gouvernement a du mal à appliquer sa mesure consistant à  faire quitter les autres riverains afin d’aménager la décharge et éviter d’autres éboulements. Alors que le mois d’août tend vers la fin pour laisser place au mois de septembre, le Chef de quartier de Dar-Es-salam, indique qu’il n’y a aucun risque d’éboulement cette année. D’autres ne sont pas contents du silence de l’Etat à l’occasion de ce premier anniversaire. 

La décharge est complètement remplie, avoue le chef de quartier.  Mais, poursuit Charles Damba, il n’y a pas de risque cette année, parce qu’ on ne pousse pas les ordures vers les concessions.

« L’année dernière, c’est parce que la machine avait poussé les ordures vers les maisons que ce drame a coûté la vie à des habitants d’ici. Ils ont un peu délocalisé, ils (les gestionnaires de la décharges ndlr) sont un peu en haut et il y a moins de maisons vers là-bas...>>, rassure-t-il.

Après ce drame, les autorités ont décidé de faire quitter les riverains en proposant à chaque chef de concession une enveloppe de vingt (20) millions de francs guinéens. Mais le montant est jugé insuffisant par les concernés. C’est aussi l’avis du chef de quartier, qui demande à ce que la somme soit revue à la hausse.

« Nous demandons à ce que l’argent soit augmenté parce qu’il y a plus de deux cent (200) et quelques maisons concernées et certaines avaient été omises. Comme l’argent n’a pas été distribué, c’est pourquoi il n’y a pas eu de crie. A défaut, nous leur demandons de faire quitter la décharge », a  déclaré Charles Damba.

Ce citoyen rencontré aux alentours de la décharge, estime que le gouvernement devait penser aux victimes à l’occasion de  l’anniversaire du drame.

« Chaque 22 août, les autorités doivent penser aux victimes, en faisant des sacrifices pour elles parce  que c’est à cause d’eux (les gouvernants Ndlr)  que cela a eu lieu.  20 millions c’est quoi ? En tout cas pour nous, ce n’est pas de l’argent. Tout ce que nous voulons, c’est qu’on fasse quitter cette décharge « , lance-t-il.

Rappelons qu’après cet éboulement, les parents des victimes ont vu défiler devant leurs portes, de nombreuses personnalités dont le Chef de l’Etat qui avait d’ailleurs promis des mesures fortes.

Aissata Barry

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