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Narco-trafic et escroquerie : Eric Destephen brise le silence (Interview exclusive)

Son nom a été cité dans différentes affaires notamment de trafic de faux lingots d’or et d’escroquerie. Eric Destephen, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se décrit plutôt comme un jeune entrepreneur victime de la mauvaise foi de certains de ses partenaires et des fausses rumeurs distillées ça et là dans la cité.  Il était dans les locaux de Mosaiqueguinee.com ce jeudi. Notre invité, dans un entretien à bâtons rompus, a donné sa version des faits sur les principaux dossiers auxquels son nom et son image ont été associés. Interview.

Mosaiqueguinee.com : avant d’entrer dans le vif du sujet, dites-nous, qui est Eric Destephen ?

Eric Destephen : je suis un jeune entrepreneur, qui développe de multiples activités et projets en Guinée, qui va de la recherche d’investisseurs, à la restauration. J’ai des restaurants en activité, d’autres en chantier. J’ai aussi une licence d’exportation et une carte d’acheteur dans le domaine des matières précieuses.

Vous avez été accusé d’avoir escroqué un certain Firas, un homme d’affaire turc, dans une affaire d’achat d’or. Quelle est votre version des faits ? –Que s’est-il passé dans cette affaire ?

Tout d’abord, je tiens à dire que je ne suis pas accusé. Je suis au courant de cette affaire, mais en tant que témoin. Je louais mes services et ma licence d’exportation, comme le font tous les détenteurs de licence, et mes compétences en la matière à des partenaires locaux de ce Firas. Ils étaient en contact, c’est une transaction qui avait déjà été montée. Moi mon rôle se limitait uniquement à mettre ma licence à disposition pour l’exportation. Je pense que ça s’est mal passé et d’ailleurs ils sont en justice. Moi je laisse ça se régler là-bas et les juges délibérer de cette histoire.

Vous seriez un baron du narcotrafic en Guinée. Etes-vous impliqué dans ce trafic ? –Qu’en savez-vous en Guinée, pays considéré comme plaque tournante en matière de trafic de drogue ?

Sincèrement, vous me l’apprenez. (Rire) Permettez-moi d’en rire. Le terme narco-trafic déjà pour moi, c’est familier que dans les films qu’on regarde et dans mon passage à la gendarmerie française. Mais il me semble que si j’étais mêlé à une activité comme le narcotrafic, je serais dans la clandestinité et pas devant vous ici.

Que pensez-vous du rôle des services spéciaux chargés de la lutte contre la drogue et le crime organisé, dirigés par Colonel Moussa Tiégbororo ?

Comme tous les services de sécurité, ce n’est pas une tache facile. La chose la plus importante ce qu’ils ont le résultat. C’est un service honorable comme les autres services de sécurité qui œuvre pour la sécurité et l’ordre dans le pays.

Un certain Gaetan raconte que chaque fois que vous avez été arrêté, vous réussissez à vous échapper en complicité avec de hauts cadres civiles et sécuritaires de la Guinée. Est-ce vrai ?

L’histoire de Gaetan pour moi, c’est un  échec personnel. Déjà c’était à mes débuts dans ce monde d’affaires. C’est un monsieur que j’ai rencontré quand je vivais au Canada, en qui j’ai eu confiance et une expérience a fait que je me suis engagé dans ses transactions sans me renseigner. Mais, il y’a une chose qui reste claire, c’est que la personnalité de l’individu, je ne veux même pas le décrire, parce qu’il y’a juste à taper Gaetan sur Google, vous verrez le passé qu’il a.

Mon rôle dans ses affaires avec lui était de l’introduire en Guinée, servir d’intermédiaire moyennant une commission. Je n’ai jamais effectué une démarche quelconque, sans sa présence. Il a été avec moi dans toutes les discussions. C’est un adulte qui savait ce qu’il faisait, il connaissait les procédures en Guinée. Mais ce monsieur a grossi le rang des financiers, il a pris contact avec énormément de gens et a collecté de l’argent avec énormément de personnes pour des transactions en Guinée. Mais lui en personne, n’a jamais investi le moindre sous. Et la partie qui dit qu’à chaque fois que je suis arrêté, je suis libéré, je ne vois pas qu’est ce que je suis dans ce pays pour être libéré à chaque arrestation.

On raconte aussi que vous opérez en complicité avec des étrangers notamment des nigérians dont un est arrêté pour trafic de faux lingots d’or. Que répondez-vous ?

6) Je pense que la personne qui a été arrêtée pour trafic de faux lingots d’or, lors de son arrestation, a fait des déclarations aux médias et il a dit qu’il n’est en complicité avec aucun Guinéen.

Le nommé Gaetan déclare qu’il vous assigne en justice du côté du canada. Et vous aussi, vous l’assigner en justice, quels sont vos liens avec cet homme ?

7) Concernant la justice avec Gaetan, il y’a effectivement une instruction en cours. Mais il n’y a que ma partie qui porte plainte. Dans tout ce qu’il démontre comme documents ou preuves, il y’a aucun document se référant à la justice. Moi j’ai une plein de plaintes pour atteinte à la vie privée, diffamation et autres chefs d’accusation  en Guinée et au Canada. Je n’ai aucun lien avec cet homme. Je me sens abusé avec lui, il salit mon image et celles de mon entourage. Il mêle les autorités guinéennes pour donner de l’écho à ce qu’il dit. Moi à ce stade, je laisse mes avocats s’en charger

Vous semblez beaucoup subir depuis le début de cette histoire. Auriez-vous un mot à dire par rapport à tout ?

Moi je suis Guinéen. J’ai une licence d’exportation d’or. Parce que tout ce qui tourne autour de cette histoire là, ça va avec les transactions d’o, comme le cas de Firas. Le mieux pour tout le monde, c’est de se renseigner sur les personnes qui diffament, avant de prendre une plume ou de se permettre d’écrire ou de dire des choses qui ne sont parfois insensés. Parfois ça a des impacts sur la vie privée et sur les relations d’affaires.

Thierno Amadou M’Bonet Camara (Rescapé N04)

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