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Pépé Balamou Secrétaire général du SNE : «les banques primaires sont en train d’appauvrir les enseignants» (Interview)

Ce jeudi 13 septembre 2018, le nouveau Secrétaire Général du Syndicat National de l’Education (Sne) s’est prêté aux questions de notre rédaction, dans un entretien qu’il nous a accordé. Il a particulièrement accepté de revenir en détail sur les actions phares que son syndicat compte mener en faveur des enseignants.

Interview

Du rapport avec le SLECG d’Aboubacar Soumah ?

Nous ne sommes nullement opposés au SLECG d’Aboubacar Soumah. Nous allons leur  adresser une demande pour leur dire que nous comptons les rencontrer pour une visite de courtoisie et d’amitié.  Nous sommes des partenaires et s’il y a dans leurs revendications des points qui en contradiction avec nos revendications, nous irons vers eux pour aplanir les divergences. Nous avons besoin de toutes les structures syndicales, y compris le SLECG. Le SLECG et le Syndicat National de l’Education sont deux plateformes syndicales qui évoluent dans le domaine de l’éducation.

De la particularité du SNE

Nous allons tenter d’apporter ce qu’ils n’ont pas pu apporter dans l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Nous avons premièrement les logements sociaux, nous allons faire en sorte que les enseignants soient prioritaires. Nous sommes en train d’élaborer un document à cet effet, il faut que les enseignants soient les premiers bénéficiaires.

Il y a aussi la prise en charge sanitaire. Vous savez qu’il n’y a pas d’assistance maladie pour les enseignants. Il y a des enseignants qui meurent parce qu’ils n’ont pas les moyens pour aller se faire soigner. Nous allons aussi faire en sorte que les primes de logement, de craie et de documentation soient rehaussées.  Nous allons faire la pression sur l’Etat pour qu’il y ait une banque des enseignants, pour avoir des emprunts sans intérêts. Les banques primaires sont en train d’appauvrir les enseignants. La retraite aussi sera notre préoccupation, c’est-à-dire trouver une pension solide et des maisons de retraite pour que le secteur de l’éducation soit attractif.

Voilà des innovations tangibles et claires que nous allons essayer de miroiter. Nous allons faire en sorte que l’enseignant ait un plan de carrière. Si on doit être censeur ou proviseur, il faut que ça obéisse à une expérience pédagogique.

De l’appréciation de la démarche du SLECG dans le cadre des négociations en panne avec le gouvernement…  

Les revendications syndicales doivent se focaliser sur des données techniques. Vous ne pouvez pas aller à une négociation syndicale pour dire directement nous voulons forcément ça. Il faut plutôt savoir comment nous allons obtenir cela. Nous, nous avons élaboré des grilles indiciaires et des échelons de grade pour voir qui est enseignant du primaire, du collège et du lycée, du professionnel ou de l’université. L’amélioration des conditions de vie des enseignants doit être par rapport au niveau dans lequel ils interviennent.

De la réponse au SLECG qui parle d’un SNE manipulé…  

En Guinée, c’est toujours cela, dès que vous levez le petit doigt, on vous qualifie de l’opposition ou de la mouvance. Nous ne sommes pas des marionnettes téléguidées. Nous n’avons reçu l’argent ni d’Adam ni d’Eve. On n’a pas reçu l’argent de Souleymane Keita.  Nous partons de nos propres moyens et nos propres contributions.             I

Interview réalisée par Saidou Barry

 

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