Ce jeudi 09 mai 2019, le département de la ville et de l’aménagement du Territoire, devait entamer l’opération de déguerpissement des habitants qui résident autour de la décharge de Dar-es-Salam, commune de Ratoma.
Contre toute attente, la présence d’aucune machine de destruction, n’était visible sur le terrain ce jeudi, encore moins celle d’une autorité quelconque du ministère en charge de la ville et de l’aménagement du Térrioire.
C’est du moins ce qu’a constaté ce matin un reporter de mosaiqueguinee.com.
Par contre, les représentants des familles qui vivent encore autour de ce site, étaient massivement réunis sur place, en attendant l’arrivée des experts en casse.
D’ailleurs, Antoine Lamah, citoyen résident dudit quartier, estime que, si l’Etat demande qu’ils quittent les lieux, qu’ils les accompagnent dignement, tout en brandissant quelques interrogations.
« Alors qu’on nous accompagne dignement comme ils l’ont fait en 1997, lorsqu’ils ont démoli ici les 107 bâtiments. Ils ont évalué les bâtiments, les coûts, mêmes les arbres ont été évalués. Maintenant, pourquoi du deux poids deux mesures ? Ils l’ont fait pour les autres, pourquoi pas pour nous ? », déclare-t-il.
Antoine Lamah, a enfin mis en cause l’éboulement qui a eu lieu dans la zone en 2017, et porte une accusation.
« Ce qu’ils appellent éboulement, ne l’était pas, c’était un fait provoqué. Le machiniste a poussé les ordures vers les maisons. Peut-être ils sont fort aujourd’hui, mais demain ils ne savent pas ce qu’ils seront. Aujourd’hui on nous minimise, parce qu’on n’a pas de force mais Dieu est notre force, notre union aussi l’est et nous les attendons », dira ce citoyen de Dar-es-Salam.
Al Hassan