Le gouvernement et l’UNICEF partagent la stratégie de mobilisation des ressources endogènes pour contribuer à l’amélioration du taux de couverture vaccinale en Guinée.
Augmenter le taux de couverture vaccinale en faveur des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes afin de prévenir les maladies évitables par la vaccination, voilà l’une des priorités de l’UNICEF et du gouvernement guinéen à travers le Ministère de la santé. Pour y parvenir, une stratégie visant à développer les initiatives innovantes pour la mobilisation des ressources endogènes a été élaborée par un consultant international.
C’est dans ce cadre que le Ministère de la santé, entouré des partenaires techniques et financiers, les acteurs de la société civile, les sociétés minières et de téléphonie mobile, a organisé une séance de partage de cette stratégie. C’était au cours d’un atelier dont la cérémonie d’ouverture a réuni, Dr Bachir Kanté, Conseiller chargé de missions au Ministère de la santé et représentant le Ministre d’Etat, Ministre de la santé, Pr Georges Alfred Ki-zerbo, le Représentant de l’OMS et Coordinateur résident par intérim du système des Nations Unies en Guinée et Dr Pierre Ngom, le Représentant résident de l’UNICEF.
Cette opportunité a été saisie pour explorer toutes les pistes de participation du secteur privé au financement de la vaccination.
Dans son discours d’ouverture, Dr Bachir Kanté, a souligné la disponibilité de certaines sociétés de la place à contribuer pour le relèvement du niveau de couverture vaccinale pour prévenir les maladies évitables par la vaccination chez les enfants de moins 5 ans et les femmes en Guinée : « Il y a une forte volonté des sociétés de téléphonie mobile et des sociétés minières à s’engager dans le partenariat et le financement de certaines activités de vaccination. Nous avons les principales organisations de la société civile qui sont disposées à s’engager activement dans les activités. Elles l’ont déjà fait, elles le font et je souhaite aussi que cela continue ».
Dr Bachir Kanté, Conseiller chargé de missions au Ministère de la santé en train s’adresser aux participants à cet atelier.
Les consultations pour l’élaboration de cette stratégie de mobilisation des ressources endogènes ont été effectuées auprès des différentes parties prenantes à savoir : l’Etat et ses démembrements, la société civile, les communes, les partenaires techniques et financiers, les fondations, le secteur privé national, les sociétés de téléphonie, les mines et autres, explique Dr Pierre Ngom, le Représentant résident de l’UNICEF. Elles ont ainsi permis de débusquer plusieurs opportunités de financements « L’existence des mécanismes de financements innovants non encore exploités par les acteurs, une forte volonté des sociétés de téléphonie et des sociétés minières à s’engager dans le partenariat et le financement de certaines activités de vaccination, la disposition de la société civile à s’engager activement dans les activités de vaccination en affectant une partie de leurs ressources » ajoutera-t-il.
Dr Pierre Ngom, Représentant Résident de l’UNICEF en train de prononcer son discours
A cette occasion, un plan d’actions opérationnel découlant de la stratégie de mobilisation des ressources assorti d’un plan de renforcement de capacités des acteurs à mobiliser des ressources a été aussi présenté.
Il faut rappeler que cet atelier fait suite à l’un des engagements du pays pris lors du forum de haut niveau sur la vaccination organisé en 2017. Ce forum visait à développer des initiatives innovantes pour la mobilisation de ressources endogènes pour relever le niveau de couverture vaccinale pour prévenir les maladies évitables par la vaccination chez les enfants de moins 5 ans et les femmes.
La photo de famille des participants à cet atlier avec les officiels.
Saa Momory Koundfouno