C’est dans un contexte de crise sanitaire que les chrétiens de Fria ont célébré Pâques qui marque la résurrection de Jésus-Christ Christ, sauveur, fils de Dieu selon la foi chrétienne.
À Fria comme partout ailleurs en Guinée où dans le monde, les fidèles chrétiens sont contraints de respecter les restrictions liées à la maladie à coronavirus, notamment la distanciation sociale et le port obligatoire des bavettes.
« L’année passée, on n’a pas pu faire à l’église. L’on a fêté en privé pour raison de covid et de confinement tout ça. Cette année, ç’a une dimension particulière parce que d’abord on a pu célébrer la messe à l’église. Et cette célébration ne s’est pas faite sans le strict respect des mesures sanitaires. Les gens se lavent les mains à l’entrée de l’église et systématiquement, il y a des masques qui sont portés », rassure N.G, un fidèle chrétien de la paroisse Christ-roi de Fria.
Pâques, les chrétiens de Fria la célèbre encore cette année sous fond de cherté des produits destinés à la grande consommation. Une situation compliquée qui vient corser la difficile conjoncture que traverse les citoyens de Fria.
« La fête de pâques se passe cette année dans une conjoncture économique précaire pour les ménages. Le marché est cher et les prix ne sont pas souvent à la portée des fidèles. On prie les autorités à aider les femmes parce que les femmes souffrent. Avec la cherté de vie, on ne sait pas quoi faire », regrette Mme Kantara Madeleine Fomba.
Cet autre fidèle chrétien préfère placé cette célébration sous le signe de l’union entre les guinéens et l’amour du Christ, sauveur de l’humanité.
« Aujourd’hui que ce soient les musulmans comme les chrétiens, que ce soient les croyants traditionnalistes, nos parents qui ne sont ni dans l’un ni dans l’autre. Mais tous, nous croyons en un seul Dieu père qui a été le créateur de chacun de nous. Et donc quand la vie est menacée, ce sont nous tous qui doivent militer pour la paix. Préserver l’intérêt commun. L’intérêt commun commence par le fait qu’on a un seul Dieu. Si chacun se remet à ce Dieu, c’est que nous pouvons réaliser l’unité nationale et tous nos vœux de paix et de bonheur. Aujourd’hui, chaque chrétien doit se dire, le Christ nous a aimé jusqu’à mourir pour nous. Si nous sommes conscients, c’est dire que nous sommes prêts aussi à donner notre vie pour notre prochain ici en Guinée ou ailleurs», prêche Jean-Pierre Bouban.
Comme souvent à l’église Christ-roi de Fria, cette année encore, une trentaine de baptêmes ont été célébrés.
Camus Junior pour Mosaiqueguinee.com