Les musulmans de Guinée à l’instar de plusieurs de leurs coreligionnaires, ont débuté le mois saint de Ramadan ce mardi 13 avril 2021.
Le jeûne qui sera observé par ces deniers pendant 29 ou 30 jours, constitue un des (5) piliers de l’Islam.
Cependant, une faveur est accordée aux musulmans atteints de maladies incurables qui ne peuvent l’observer qu’avec une grande difficulté, selon Elhadj Mansour Fadiga qui rappelle quelques versets du Coran qui parlent du mois de Ramadan.
Les versets 183 et 184 de la sourate Al Baqara :
- 183 : « Dieu nous dit, ô vous qui avez crû le jeûne, qui vous a été prescrit, comme il a été prescrit à ceux qui, vous ont précédés, ainsi finirez-vous par craindre pieusement ».
- 184 : « un nombre de jours sera bien déterminé alors, celui qui d’entre vous est malade ou parti en voyage, s’acquittera d’un nombre équivalent à d’autres jours. Quant à ceux qui ne peuvent l’observer qu’à grande peine, ils auront à s’acquitter d’une compensation en nourrissant un pauvre. Si quelqu’un fait volontier, cela est mieux pour lui, mais que vous jeûnez est certes meilleur pour vous, si seulement vous le saviez ».
En clair, l’Imam de la mosquée centrale de Nongo indique par ailleurs, que les personnes atteintes de maladies qui se trouvent être pessimistes quant à leur guérison, et qui sont en incapacité d’observer le jeûne doivent s’acquitter, en offrant des denrées aux nécessiteux.
« Donc, ça veut dire que là où il dit que ceux qui ne peuvent l’observer qu’à grande peine, c’est les malades qui n’ont pas d’espoir d’être guéris. Les personnes atteintes de maladies chroniques. Elles s’acquittent en nourrissant un pauvre par jour. La nourriture de base, en Guinée par exemple c’est le riz. C’est à peu près un kilogramme, ici un kilo c’est quatre (4) pots. Donc, c’est les trois-quarts (3/4) qu’un malade doit payer (3 pots), on donne par jour ou on réunit le tout pour donner une bonne fois. C’est le minimum pour un malade pauvre qui a du mal à se nourrir. Mais, un homme riche doit s’acquitter normalement en payant selon sa capacité, en commençant par un sac jusqu’à une tonne ou plus. Si les concernés ont les moyens de donner le prix de la sauce aussi, c’est une bonne chose », a-t-il expliqué.
Hadja Kadé Barry