Extirpé de force par des individus encagoulés et lourdement armés, l’activiste Abdoul Sacko a été retrouvé mercredi soir à Forécariah, en pleine brousse par des paysans.
L’information a été confirmée par ses avocats, ce jeudi 20 février 2025, dans un communiqué publié dans l’après-midi.
La nouvelle inquiète davantage le président de l’ONG « Avocats Sans Frontières Guinée ».
« En tant que défenseur des droits de l’homme, je suis vraiment indigné. Indigné en ce sens que ça se passe comme si de rien n’était. Les autorités nient les faits, alors que nous sommes dans une République, où nous sommes dirigés par un pouvoir qui a l’obligation de nous sécuriser ainsi que nos biens. Si on se fait ramasser comme des œufs de poules, cela devient plus inquiétant. A l’allure où vont les choses, nul ne peut dire qu’il est épargné », s’indigne d’emblée Maître Aimé Christophe Labilé Koné au micro de mosaiqueguinee.com.
Cet activiste des droits de l’homme dénonce le fait que le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) n’a pas honoré ses engagements.
« On peut dire, sans risque de se tromper, que la montagne a accouché d’une souris. C’est vrai qu’avec le régime d’Alpha Condé, il y avait des kidnappings, mais au moins, ceux parmi nous qui étaient arrêtés, nous savions, où ils se trouvaient », poursuit l’activiste, qui déplore également l’attitude des autorités face au phénomène d’enlèvement.
« Avec ce régime militaire, on enlève des pères de famille, au vu et au su des membres de leurs familles. Et après, on ose quand même déclarer de façon péremptoire, à la face du monde que l’administration et les services judiciaires ne savent pas où se trouvent les victimes. Eux-mêmes s’indignent, comme si nous vivons sur une autre planète. C’est grave ! Il est temps que cela cesse », indique-t-il.
Le président de l’ONG « Avocats Sans Frontières », exige donc le respect intégral de l’ensemble des textes inscrits dans les instruments juridiques nationaux.
Hadja Kadé Barry