Détenu il y 8 mois à la maison centrale de Conakry sans jugement, Mamadou Lamarana Diallo chauffeur de profession est décédé quelques temps après sa libération, le 05 décembre dernier.
Selon les témoignages de ses proches, ce jeune homme d’une vingtaine d’années aurait été torturé, par les agents de sécurité, chose qui lui aurait coûté la vie.
Interrogé à cet effet par notre rédaction, Mamadou Kaly Diallo de la Baïonnette intelligente a invité l’État, à prendre à bras-le-corps cette situation, en vue de faire jaillir la vérité, dans cette affaire.
« Disons que ce n’est pas le premier cas suspect, ou la première allégation de torture à la maison centrale, mais ce qui reste évident, c’est une pratique courante. Dans les commissariats, les maisons d’arrêt, la pratique de la torture s’exerce généralement. Et puisqu’il y a des allégations de torture de ce genre, de façon répétitive, l’État est donc appelé immédiatement à mettre en place une commission d’enquête indépendante, afin que lumière soit faite. C’est-à-dire, identifier les présumés auteurs, si toute fois les pratiques s’avèrent et les traduire devant les tribunaux, ça y va dans le cadre de l’image de marque du régime en place, et surtout du respect des droits de l’Homme, dans le pays. Même un inculpé bénéficie du principe de présomption d’innocence, à plus forte raison un accusé, parce que la dignité humaine est sacrée», a estimé cet activiste des droits humains, au micro demosaiqueguinee.com, ce mardi 08 décembre 2020.
Mamadou Kaly Diallo, a par ailleurs rappelé que la Guinée a déjà ratifié la convention internationale sur la torture. Cette pratique est d’ailleurs sévèrement punie, par le code pénal guinéen.
« On a l’arsenal juridique, théoriquement c’est une avancée. Mais, pratiquement il faudrait que l’État veille au respect des engagements pris et des lois guinéennes», a-t-il invité.
Hadja Kadé Barry